La cigarette électronique est 1000 fois moins dangereuse que la cigarette au tabac, affirment les scientifiques, qu'ils soient tabacologues, généralistes, cancérologues, cardiologues.

Pourtant, les politiques français s'entêtent à infliger à la e-cigarette un arsenal législatif drastique qui a pour objectif de faire reculer le vapotage et donc de favoriser le tabagisme. Pourquoi ?

 

Réponse aux suspicions autour de la cigarette électronique

 

Rappelons tout d'abord que sans combustion, la e-cigarette ne peut exposer le vapoteur aux résidus goudronneux et au monoxyde de carbone, composés cancérigènes propres à la cigarette. Certaines études ont observé dans la vapeur de cigarettes électroniques des substances cancérigènes mais de nombreux scientifiques et institutions (parmi elles, le Public Health England) ont montré que le protocole scientifique manquait toujours de rigueur scientifique et avait été choisi à dessein. Tous ces résultats obtenus avec des machines ne sont pas reproduisibles dans des conditions normales de vapotage avec un vapoteur humain. Chaque arome et liquide contient des substances qui respectent les normes de l'industrie alimentaire. Quant au vapotage passif et au risque de transfert de la cigarette électronique vers la cigarette à combustion, nombre d'études ont démontré que la nicotine était 7 fois moins présente dans la vapeur de e-cigaretttes que dans la fumée de cigarette. Enfin, depuis l'arrivée de la cigarette électronique, le tabagisme chez les jeunes a régressé et les vapoteurs dans cette tranche d'âge se limite dans une lare majorité à un vapotage occasionnel, ce qui démontre l'absence de la moindre accoutumance.

 

Tabac : 11 milliards de recettes fiscales

 

e-cigaretteCette mise au point effectuée, on peut alors se demander pourquoi le gouvernement a tenu à interdire la cigarette électronique au travail et dans les lieux publics, à interdire aux professionnels et aux particuliers (!) tous propos favorable à la e cigarette, à imposer aux fabricants et aux revendeurs des réglementations très strictes. Voilà notre première réponse : la consommation de cigarettes rapporte chaque année 11 milliards d'euros via la taxe sur le tabac. Le vapotage qui progresse, c'est moins de paquets achetés et donc moins de recettes fiscales. Sur le plateau de télévision du Grand Journal au Printemps 2015 sur Canal plus, la ministre reconnaissait que la cigarette électronique n'était pas dangereuse et montrait par elle-même l'absurdité de ses mesures politiques. Mais elle justifiait ces interdictions par la gêne que pouvait ressentir les personnes qui coutoyaient des vapoteurs dans les lieux publics et les espaces professionnels. S'il est question d'un inconfort et non d'une éventuelle toxicité, peut-être pourrions-nous conseiller Marisol Touraine de légiférer sur les flatulences nauséabondes. C'est bien la première fois que l'on voit une ministre de la santé s'emparer avec autant de zèle d'un embarras olfactif qui n'a aucune portée sanitaire.

 

Les relations privilégiés de Marisol Touraine

 

Marisol Touraine est issu du secteur pharmaceutique et elle a gardé des lien étroits avec l'un des plus grands laboratoires, GlaxoSmithKline, qui est aussi le deuxième fabricant de substituts nicotiniques. Plus précisément, elle est un membre du groupe de pression "Avenir de la santé" rétribué par la laboratoire en question. Plus de cigarettes électroniques achetées, c'est forcément moins de patchs à la nicotine vendus. D'ailleurs, les ventes de substituts nicotiniques, dont l'efficacité reste à prouver, se sont écroulés depuis la venue du vapotage. C'est pour cette raison que les fabricants de patchs n'ont aucune envie que la e-cigarette prennent davantage de terrain. Voilà la seconde raison, plus personnelle, pour laquelle la ministre des affaires sociales et de la santé a décidé de discréditer la vape, de restreindre l'accès à la cigarette électronique et de rendre son utilisation plus difficile, quitte à augmenter le nombre de morts des suites du tabagisme qui est aujourd'hui de 200 par jour (!) et de 75 000 par an, rien qu'en France !


mot clés :